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Le droit de jouer – dans la rue
ESTHER, 26/08/2010 23:00La magie de rue est devenue un genre de magie très populaire au cours des années passées. Les magiciens de rue ont même un championnat du monde à commencer demain, le 27 août 2010, à St. Wendel, Allemagne. Mais les artistes de rue, surtout les musiciens, ne sont pas partout et toujours les bienvenus dans les rues. Voilà quelques fragments sur leur statut légal à l'occasion du Championnat du Monde des Magiciens de Rue. L'Union américaine pour les libertés civiles (American Civil Liberties Union, ACLU) soutient régulièrement des procès légaux contre des autorités publiques qui interdisent des performances ou qui harcèlent des artistes de rue. Les arguments légaux des artistes sont basés sur le premier amendment à la Constitution des Etats-Unis d'Amérique, qui dit : « Le Congrès ne fera aucune loi qui (…) restreigne la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit qu'a le peuple de s'assembler paisiblement et d'adresser des pétitions au gouvernement pour la réparation des torts dont il a à se plaindre » . Les tribunaux semblent être d'accords avec les arguments de l'ACLU et ses protégés : par exemple, en 2005, un cour d'appel a formellement abrogé une ordonnance de Miami Beach qui avait pratiquement interdit les représentations de rue dans la zone. Toutefois, malgré les précédents, il existe des conflits constants avec les autorités publiques, même dans des villes comme Las Vegas, où, selon des reportages, les artistes sont harcelés pour plusieurs raisons, comme perturbation du trafic, mendicité ou activité commerciale sans autorisation. La détermination d'interdiction des autorités publiques peut résider dans plusieurs préoccupations, notamment concernant la sécurité de l'espace publique, la tranquilité des riverains etc. Cependant, entre l'attidute laissez-faire et l'attitude « interdisons tout », il existe une troisème voie pour contrer les inquiétudes et les réclamations. A Londres, les représentations de rue sont interdites, mais elles ont une grande tradition sur le territoire du Covent Garden. Le lieu est une exception reconnue par les autorités – pour la plus grande joie des riverains et des touristes, bien évidémment. Les artistes, qui souhaitent de travailler dans cette zone historique, doivent appliquer pour une permission, mais aucune restriction de qualité n'est fixée. La ville suisse de Lausanne a délivré une ordonnance concernant les représentations de rue : elles sont légales, mais les artistes doivent respecter quelques règles. Ces dernières-ci déterminent la longévité, le lieu, et les horaires des performances. Encore une fois, aucune condition de qualité n'est incluse dans les règles, donc tout le monde est le bienvenu à travailler dans la ville. Dans mon pays, l'Hongrie, les gouvernements locaux ont le droit de législation dans la matière, s'ils le souhaitent. Quelques-uns le souhaitent, comme la ville de sud, Szeged. Le capital, Budapest n'a pas de régulation, les artistes peuvent donc librément utiliser la voie publique budapestoise (il y avait des propositions, mais elles n'ont pas été votées par le Conseil Municipal). Quans le journal Népszabadság a demandé du commentaire sur le sujet, des fonctionnaires municipaux ont fait référence à Paris, en disant que là-bas les artistes de rue sont acceptés sans restrictions (en réalité, il existe une procédure d'autorisation, cependant, on dit que les artistes de rue sont quand même tolérés sans elle). Il est évident que l'art de rue est populaire. Il crée de l'ambiance. Il crée de la commaunauté. Certaines villes s'en rendent compte plus tôt que les autres, et donc elles esseyent de réconcilier les intérêts des parties, essayent de faire du marketing basé sur le talent des artistes de rue. L'hôte du Championnat du Monde des Magiciens de Rue, St. Wendel, en est un exemple. L'actuel Capital Européen de la Culture, Pécs en Hongrie en est un autre (un festival de musique de rue y était organisé il y a quelques jours, et un festival de cirque et de théâtre de rue il y a un mois). Un compromis constitutionnel entre les inquiétudes sécuritaires, les attentes des riverains et les droits constitutionnels des artistes doit être possible partout, et de bons exemples existent effectivement. Interdire des choses est toujours facile, mais généralement inconstitutionnel et abusif. Tirer le meilleur des choses est plus difficile, mais pas impossible. Les villes les plus sages savent cela et font ce qu'il leur faut faire.
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